Petite mise au point sur le dopage des sportifs

Les propriétés ergogéniques des médicaments ne pouvant être démontrées scientifiquement (selon les « bonnes pratiques » des essais cliniques contrôlés), le dopage sportif ne peut être défini directement comme étant la prise d’un médicament capable d’améliorer la performance sportive.

Il faut donc prendre un chemin de traverse et, pour cela, définir le sportif dopé et le produit dopant.

Le sportif dopé est un sportif qui a pris un médicament inscrit sur la liste des produits interdits et « s’est fait prendre » au contrôle antidopage.

Le produit dopant est un produit répondant à au moins 2 critères parmi les 3 suivants (définition de l’agence mondiale antidopage) :
– dangereux pour la santé du sportif du fait d’effets indésirables majeurs ;
– contraire à l’éthique sportive (exemple : cannabis ; cocaïne…) ;
– ergogénique (mais ce critère ne tient pas la route – voir plus haut).

Ce texte s’appuie sur deux articles récents :
Cyclists’ favorite drug falls flat in trial (Science 15 juillet 2016)
Overhaul of global anti-doping system needed (The Lancet 28 mai 2016)

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Améliorez vos présentations !

couv« 95% des présentations sont nulles » écrivait en 2008 Guy Kawasaki dans la préface de « Presentation Zen » (Garr Reynolds).

Dix après, malgré les « bons conseils » diffusés régulièrement sur le Web, rien n’a changé : 95% des présentations sont les « guide-ânes » des présentateurs, le degré zéro de la pédagogie.

Entre 2007 et 2015 j’ai présenté « en live » des diaporamas. Au fil des années, j’ai tenté de faire évoluer mes présentations dans le sens d’une meilleure adéquation entre mon discours et le contenu des diapositives.

Mes présentations en ligne sont plus récentes. Elles font suite à la mise au point des slidedocs par Nancy Duarte (2014).

Au total, une cinquantaine de mes présentations sont stockées dans slideshare à la disposition des internautes. Elles sont publiques et sous licence Creative Commons (CC BY 2.0).
Elles constituent la base du e-book « Présenter en live et en ligne » désormais en téléchargement au format Kindle* sur Amazon (4,48 €).

A télécharger pour faire :
– mieux (que les « guide-ânes » du moment) ;
– plus (avec une présentation en ligne en complément de votre présentation en live) ;
– et sans douleur (50 pages et 35 diapositives-exemple).

* Le format Kindle permet de lire le e-book sur toutes les machines (smartphone, tablette, ordinateur) sous réserve de disposer de l’application Kindle (à télécharger gratuitement).

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J.O : Michael Phelps a perdu une bonne occasion de se taire

Le 9 aout 2016, le nageur nord-américain qui truste les médailles depuis 4 olympiades a déclaré : « c’est triste que de nos jours il y ait des gens contrôlés positifs, même deux fois pour certains, qui ont quand même l’occasion de nager aux Jeux Olympiques ».

Dans le collimateur de Phelps : la nageuse Yuliya Efimova, contrôlée positive à la DHEA en octobre 2013 et au meldonium en mars 2016. La fédération internationale de natation a abandonné les charges de dopage au meldonium*, ce qui a permis à Efimova de participer aux Jeux. Fin de l’histoire.

Phelps, énervé (« c’est contraire à ce que le sport est censé être et ça m’énerve »), a-t-il le droit de l’être, lui qui arbore depuis le début des jeux les stigmates d’un traitement par ventouses dont la finalité n’est pas esthétique mais « récupératrice » (disent les spécialistes de la ventousothérapie). Certes, la méthode n’est pas interdite par l’Agence anti dopage, bien qu’elle fasse partie de ce que l’AMA appelle les manipulations physiques.

Qui triche ? Ni l’un, ni l’autre. Tous les deux prennent pour argent comptant la première molécule « oxygénatrice » venue (Efimova) et la première méthode « régénératrice » qui traîne (Phelps). Ce sont des benêts qui ont besoin de se persuader qu’ils ont fait ce qu’il fallait pour que « ça aille bien ». Pas de quoi en faire un fromage.

*Les charges ont été abandonnées car on ne sait pas si les doses de meldonium retrouvées dans les urines de Efimova en mars 2016 provenaient d’une prise en 2016 (année de l’interdiction) ou en 2015.

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Dopage : la liste des substances interdites mérite un sérieux « coup de balai »

A l’heure où les JO de Rio débutent, des voix se font entendre pour remettre en cause la politique de l’Agence mondiale antidopage (AMA), notamment en ce qui concerne la liste des substances dopantes.

Deux articles récents jettent le doute sur la cohérence de la liste :  les substances mentionnées sont-elles toutes susceptibles d’améliorer les performances d’un sportif ?

Dans le premier article (The Lancet du 28 mai 2016), l’auteur (Sharmila Devi) a mené l’enquête auprès des scientifiques concernés par l’interdiction des substances supposées dopantes. Entre autres faits surprenants, elle signale que les experts qui dressent la liste sont priés de ne pas divulguer les raisons de leur choix. Elle cite Yannis Pitsiladis (expert de l’AMA de 2009 à 2013) : « chez les sportifs très entrainés, beaucoup de ces substances n’ont pas la capacité d’améliorer les performances ».

Le deuxième article, plus récent (Science du 15 juillet 2016) fait part d’une étude sur l’efficacité de l’érythropoïétine sur la performance des coureurs cyclistes. L’étude n’a montré aucune différence en termes de résultat des tests d’endurance (dont une ascension du Ventoux) qu’on ait administré aux coureurs de l’érythropoïétine ou un placebo pendant 8 semaines. Seul bémol : l’étude n’a concerné que 48 coureurs amateurs. Une étude contrôlée de plus grande envergure est souhaitée.

A Rio, les athlètes « rattrapés par la patrouille » (expression débile des commentateurs sportifs) auront-ils triché plus que ceux qui se seront gavés de substances non interdites ? La triche n’est-elle pas dans l’intention et non dans le produit ?

La liste des substances interdites n’est-elle pas une aberration médico-scientifique ?

Les « anciens bannis » doivent-ils être réhabilités ? Parmi eux :
Katrin Krabbe (1992) et le clenbuterol, un bêta-2-mimétiques aux vertus anabolisantes.
Diégo Maradona (1994) et sa mixture protéine + éphédrine.
Quant à Maria Sharapova (2016), à qui fera-t-on croire qu’elle a été dans le top 5 du classement WTA de 2011 à 2015 grâce au meldonium ?

Aura-t-on une réponse à ces questions après les Jeux, le temps que les experts de l’AMA se retournent ?
 

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Trois exemples d’équation dans PubMed

copie pour blogParmi les 30 équations de recherche « commentées » de l’anti-manuel de PubMed, j’en ai choisi trois. Elles ne sont pas plus exemplaires que les autres mais elles montrent l’éventail des situations prises en compte : de la plus simple à la plus compliquée.

L’équation simple croise deux affiliations descripteur/qualificatif. Elle est exemplaire par la relation entre les 2 affiliations, impliquant le choix des qualificatifs.

L’équation complexe est composée de 3 affiliations et de 2 filtres. Elle est exemplaire par son nombre élevé de membres et par l’emploi de champs pour indiquer la nature des filtres.

L’équation de veille est exemplaire par sa gestion des parenthèses.

Les thèmes des requêtes n’ont pas été pris au hasard. Je me suis inspiré de ceux des articles sélectionnés par Evidence Updates au cours des 2 dernières années.

Les équations de recherche font l’originalité de l’anti-manuel de PubMed. Jamais un tel éventail d’équations n’a été mis en ligne ou publié. Ces 30 exemples d’équations de recherche sont une incitation à télécharger l’anti-manuel de PubMed pour s’initier, se perfectionner et, finalement, maitriser l’exploration de la banque de données.

Equation simple

Les corticoïdes dans les états infectieux sévères

Sepsis/DT AND Adrenal Cortex Hormones/TU

Quand vous formulez une équation de recherche contenant 2 affiliations, le choix des qualificatifs dépend de la relation que vous souhaitez établir entre ces 2 affiliations.

Dans le cas d’une affiliation « maladie » et d’une affiliation « classe thérapeutique » (ou « médicament »), la relation la plus fréquente est une relation thérapeutique. Le qualificatif de la maladie est drug therapy ou DT et celui de la classe thérapeutique (ou du médicament) est therapeutic use ou TU.

Cette relation DT-TU est la plus fréquente entre une maladie et un médicament, mais ce n’est pas la seule.

Le thème général (les corticoïdes dans les états infectieux) est emprunté à un article sélectionné par Evidence Updates : Annane D, Bellissant E, Bollaert PE, Briegel J, Keh D, Kupfer Y. Corticosteroids for treating sepsis. Cochrane Database Syst Rev. 2015 Dec3;12:CD002243.

 

Equation complexe

Les revues générales publiées depuis 2010 sur la thrombectomie endovasculaire dans les AVC ischémiques

Thrombectomy/MT AND Endovascular Procedures/MT AND Stroke/TH AND 2010:2016 [dp] AND review [pt]

La complexité de l’équation de recherche est liée au nombre de ses membres : trois affiliations descripteur/qualificatif et 2 filtres (date et type de publication).

La thrombectomie endovasculaire se traduit en langage MeSH par 2 descripteurs auxquels sont affiliés le même qualificatif : methods (MT).

Le caractère ischémique des AVC n’est pas pris en compte dans le choix du descripteur. Il est sous-entendu dans le contexte de la requête.

Les filtres date et type de publication sont sans particularités.

Le thème général (la thrombectomie endovasculaire dans les AVC) est emprunté à un article sélectionné par Evidence Updates :
Badhiwala JH, Nassiri F, Alhazzani W, Selim MH, Farrokhyar F, Spears J, Kulkarni AV, Singh S, Alqahtani A, Rochwerg B, Alshahrani M, Murty NK, Alhazzani A, Yarascavitch B, Reddy K, Zaidat OO, Almenawer SA. Endovascular Thrombectomyfor Acute Ischemic Stroke: A Meta-analysis. JAMA. 2015 Nov 3;314(17):1832-43.

 

Equation de veille

Le traitement de l’hypertension résistante

Hypertension/TH AND Drug Resistance [mh] OR ((hypertension [tiab] OR high blood pressure [tiab]) AND (therapy [tiab]OR treatment [tiab]) AND drug resistance [tiab] NOT MEDLINE [sb])

L’équation de recherche la plus cohérente aurait dû se formuler : Hypertension/DT AND Drug Resistance [mh] C’est en effet de la résistance médicamenteuse dont il est question dans le thème de la requête.

La présence de drug therapy dans un titre ou un résumé est peu plausible alors que celle de therapy ou de treatment l’est beaucoup plus.

Leçon : formuler une équation de veille nécessite de prendre du recul par rapport à la formulation-type et d’évaluer les chances de retrouver certains termes dans les titres et les résumés.

Le thème général (l’hypertension résistante) est emprunté à un article sélectionné par Evidence Updates :
Williams B, MacDonald TM, Morant S, and alBritish Hypertension Society’s PATHWAY Studies Group. Spironolactone versus placebo, bisoprolol, and doxazosin to determine the optimal treatment for drug-resistant hypertension (PATHWAY-2): a randomised, double-blind, crossover trial. Lancet. 2015 Nov 21;386(10008):2059-68

 

Crédit photo
Paris 75002 BNF Site Richelieu par Osbornb licence CC BY2.0

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L’anti-manuel de PubMed valorise l’affiliation descripteur/qualificatif

affiliationSur chaque référence indexée est accrochée une étiquette
Sur cette étiquette sont listés les termes caractérisant le contenu de l’article. Cette étiquette, c’est l’index.

Les termes de l’index appartiennent à un thesaurus, un vocabulaire dans lequel les termes (ou descripteurs) ont, entre eux, des relations hiérarchiques. C’est le langage de PubMed.

Un descripteur peut se combiner à un autre terme. Cette combinaison, appelée affiliation descripteur/qualificatif, est au cœur de l’index de chaque article. C’est la grammaire de PubMed (tout au moins l’essentiel de la grammaire).

La logique voudrait que celui qui interroge PubMed le fasse avec les termes de l’index
Cela parait d’une telle évidence qu’on s’étonne qu’une équation de recherche contenant au moins une affiliation descripteur/qualificatif ne soit pas la règle.

Il faut dire que la National Library of Medicine ne donne pas l’exemple. Ses deux automates, celui qui interroge (Automatic Term Mapping) et celui qui indexe (MeSH on demand), ne savent pas « mouliner » en affiliation les termes qu’on leur soumet.

L’anti-manuel de PubMed redresse la barre…
… en accordant une large place au langage et à la grammaire de PubMed et en faisant la part belle aux affiliations descripteur/qualificatif dans ses trente modèles d’équation.

Crédit photo :
Together par Andrew Blight (licence CC BY 2.0)

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L’anti-manuel de PubMed est sur Amazon

L’anti-manuel, le retourcopie pour blog
Il y a un an, l’anti-manuel de PubMed était au programme du blog sous la forme de 4 billets d’anthologie.
Aujourd’hui, j’en rajoute une couche. C’est une couche plus épaisse (88 pages), en ligne sur Amazon et téléchargeable en échange d’une place de cinéma, d’un paquet de gauloises ou d’un café au Fouquet’s (7€).

Anti-
L’anti-manuel de PubMed s’oppose aux formations (en ligne ou en live) dans lesquelles l’apprenant est considéré comme un débile profond.

Les modes d’emploi
Ceux de PubMed considèrent la banque de données comme une machine à laver avec des services en guise de programmes et des items à la place des manettes et des boutons-poussoir. Erreur de casting car les services et les items ne servent à rien. PubMed, c’est une fenêtre à remplir !

Les PubMed pour les nuls
Les poteaux indicateurs (copies d’écran) des PubMed pour les nuls témoignent de la pauvreté pédagogique de ces images et du peu de considération accordée à l’apprenant .

Les tutoriels vidéos
Le pointeur de la souris se contente de proposer la visite de l’interface mais la vidéo se garde bien d’aborder les « sujets qui fâchent » (ceux qui traitent du langage et de la grammaire de PubMed).

Les collations prétexte
Dans ces « collations », le temps de cerveau disponible est plus occupé par le remplissage de l’estomac que par l’absorption de concepts originaux. Ces formations-prétexte sont trop courtes : une formation à PubMed ne se fait pas entre la poire et le fromage.

Crédit photo (la fenêtre de la page de couverture)
Paris 75002 BNF Site Richelieu par Osbornb licence CC BY2.0
https://www.flickr.com/photos/osbornb/10907675646

L’anti-manuel de PubMed

 

 

 

 

 

 

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Ce que révèle l’interrogation de PubMed sur le dopage de Maria S.

Ergogénique en théorie, sans efficacité réelle probablement, mais certainement placée sans raison valable sur la liste des produits dopants. Tel peut être caractérisé le meldonium après être passé dans la « moulinette » de PubMed et de la littérature médicale récente.

L’histoire
A l’Open d’Australie (janvier 2016), la joueuse de tennis russe Maria Sharapova est contrôlée positive au meldonium, une molécule inscrite sur la liste des produits dopants depuis le 1er janvier 2016. La joueuse plaide sa bonne foi, mais est écartée des courts par la Fédération international de tennis, le temps de savoir à quelle sauce elle sera mangée.

La suite de l’histoire
L’interrogation de la banque de données PubMed avec l’équation meldonium [nm] OR (meldonium [ti] NOT MEDLINE [sb]) fournit 192 références (13/03/2016).

Pour les afficionados, cette équation unit avec l’opérateur OR la recherche du « supplementary concept » meldonium dans l’index des références indexées dans MEDLINE (en prenant en compte le langage et la grammaire de PubMed) et la recherche du terme meldonium dans le titre des articles non indexés (de façon à ne pas manquer les plus récents).

Premier enseignement : le meldonium a toutes les propriétés pour être une substance ergogénique aux yeux des athlètes et des soigneurs. L’abstract d’un des derniers articles sur le meldonium contient des expressions qui font tilt dans la tête des sportifs en mal de performance, notamment : « régulation des voies du métabolisme énergétique » ou « homéostasie de l’énergie cellulaire ». Il manque juste le mot oxygène, le graal.

Deuxième enseignement : l’efficacité réelle sur la performance reste très hypothétique. L’équation Doping in sports [mh] AND meldonium [nm] n’affiche aucune référence.

Le troisième enseignement est tiré de l’article le plus récent sur la meldonium tiré du BMJ. C’est une courte « news », sans grand intérêt sauf qu’elle a suscité une réponse particulièrement éclairante. Elle émane d’un interniste du Nicaragua qui fait un rapprochement (même mécanisme d’action) entre le meldonium et la trimetazidine (alias leVastarel, déremboursé en France en 2011 faute de « service rendu »).

La morale de l’histoire
Elle tient en 2 mots : naïveté et incohérence.

La naïveté de l’athlète ne fait aucun doute. On ne se gave pas de meldonium pendant 10 ans sans se demander à quoi ça sert. A sa décharge : la compétition, le classement ATP, les aléas de l’avancée en âge, les périodes de méforme… et la pilule qui rassure.

L’incohérence de la liste des produits dopants élaborée par l’Agence mondiale antidopage (AMA) est plus troublante. La liste est établie après qu’ait été constatée l’utilisation régulière d’une substance à des fins d’amélioration de la performance. Peu importe que la substance soit proche de la poudre de perlinpinpin ou de mica panis. Ainsi, dans un billet de blog du British Journal of Sports Medicine, on apprend que la décision de l’AMA de porter le meldonium sur les fonts baptismaux des substances dopantes s’est appuyée sur les contrôles effectués lors des jeux européens de Bakou (2015) où 8% des 762 contrôles étaient positifs à cette substance. Personne à l’AMA ne s’est soucié de l’efficacité du meldonium sur la performance. Et l’interniste du Nicaragua de conclure dans sa réponse à la « news » du BMJ : « should its use by healthy athletes be considered doping ? »

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L’interrogation de PubMed n’est pas uberisable

Le 3 janvier 2016, Philippe Ameline a tweeté : « Tss, tss, je pense que vous serez étonné du nombre de non-médecins plus à l’aise avec PubMed que les praticiens ».
Plus à l’aise ? Pourquoi pas.
Plus performant ? J’en doute.

Explication
L’interrogation de PubMed se déroule en 4 étapes :
– choix des mots clés ;
– traduction des mots clés en « langage MeSH »  ;
– formulation de l’équation de recherche en tenant compte de la « grammaire PubMed » ;
– analyse du résultat et reformulation éventuelle.

La première  et la dernière étapes sont déterminantes dans le résultat final.
Dans le choix des mots clés (première étape), le médecin a dix longueurs d’avance sur le non médecin. C’est normal : ses connaissances médicales et son « sens clinique » font qu’il est plus apte qu’un simple quidam à exprimer le contenu de la requête en mots clés.
Les 2 étapes suivantes (celles où le médecin est parfois moins à l’aise) sont purement techniques donc faciles à maitriser grâce à quelques conseils.
La dernière étape redonne au clinicien un avantage décisif. En effet, l’équation formulée à la 3è étape est rarement la bonne. Dans la majorité des cas, elle mérite d’être reformulée pour, en fonction de la sensibilité (ou de la précision) escomptées, parfaire le résultat. Dans cette reformulation, le médecin est le « roi du pétrole ». Tout simplement parce que ses compétences de clinicien lui permettent de formuler « au plus près » cette nouvelle équation.

Constat final
Il ne suffit pas d’être à l’aise pour être performant. Le médecin qui est largement « au dessus du lot » dans les 2 étapes décisives de l’interrogation de PubMed est le plus apte à obtenir un résultat satisfaisant (références en adéquation avec la requête) dans l’interrogation de la banque de données.

 

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Fuyez les « pass navigo » de PubMed

3422362337_36ddc79f22_m (1)Les tutoriels qui fournissent des indications sur la façon de naviguer dans PubMed peuvent être assimilés aux « pass navigo » qui donnent accès au métro (et à la circulation dans ses couloirs…).
Ces tutoriels indiquent vers quoi diriger le pointeur de votre souris et comment cheminer dans l’interface. Mais, cela ne sert à rien de cheminer (ou naviguer) dans PubMed… Explications.

Trois « aides à la navigation »

La première aide, en provenance de la NLM (« building the search ») utilise des poteaux indicateurs (des copies d’écran) pour vous orienter dans l’interface. Son principal défaut est d’être rédigé en anglais.

Depuis plusieurs mois, l’équipe de DocToBib inonde YouTube de vidéos (52 à mon compteur) dont un grand nombre conduisent le médecin ou l’étudiant vers des fonctions ou des services de PubMed… sans intérêt.

Très récemment le centre de documentation de la Haute école de santé de Genève a mis en ligne une vidéo de 11 minutes où tout est dit, mais où rien n’est expliqué. Surtout, la formulation fait appel aux automates (builder et history). Une très mauvaise idée.

Imposture

Les « pass navigo » de PubMed vous prennent pour des imbéciles. PubMed, c’est simple : il suffit de remplir une fenêtre d’interrogation. Et la fenêtre d’interrogation de PubMed vous tend les bras dès l’affichage de la page d’accueil. Alors, quel besoin de faire des simagrées de navigation ?

Les « pass navigo » de PubMed vous mentent en vous faisant croire qu’il suffit de naviguer dans l’interface pour explorer la banque de données. En réalité, cette aptitude à naviguer ne représente que 5% des compétences nécessaires pour interroger correctement PubMed. 95% des compétences sont dans le choix judicieux des termes de la requête et dans l’utilisation du langage (affiliation descripteur/qualificatif) et de la grammaire (champ). Deux notions inconnues des « aides à la navigation ».

Fuyez donc les « pass navigo » de PubMed et apprenez à parler et formuler « PubMed ». C’est la seule façon d’afficher des références en adéquation avec votre requête.

Illustration :
Decapping the Navigo par Travis Goodspeed Licence CC BY

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