L’invisibilisation des aidants est un problème qui préoccupe de plus en plus la société actuelle. Ce problème n’a pas été pris en compte par les différentes entités liées au secteur de la dépendance, au travail et aux autres associations.
Le secteur des soins à domicile prend de plus en plus d’importance. Avec les maisons de retraite et la téléassistance, ils constituent les principaux services d’aide et d’assistance aux personnes âgées qui vivent seules ou qui souffrent d’une certaine forme de dépendance.
L’invisibilité des aidants est un facteur qui joue contre ce secteur crucial. La vérité est qu’il n’est pas facile de rendre visible tout le travail qui se cache derrière « ce que l’on voit ». En outre, les soins à domicile se déroulent dans une maison privée. Dans un contexte de confidentialité qui ne nous permet pas de savoir tout ce qui se passe à tout moment. Et pour cette raison, le travail des aidants est automatiquement rendu invisible.
Il incombe aux organisations de rendre visible le travail des aidants.
Pour toutes ces raisons, la responsabilité de rendre visible le travail des aidants, que ce soit à domicile ou dans les maisons de soins, incombe principalement aux entreprises. Les entités qui fournissent des services de soins aux personnes âgées ont le devoir d’encourager, de motiver et de promouvoir les actions qui favorisent le bien-être de l’aidant.
Dans tous les cas par la suite, et surtout dans les cas où la famille a directement engagé un accueillant. Il incombe aux familles et aux usagers de rendre visible et de motiver les soignants pour qu’ils fassent un bon travail. L’effort fourni n’est pas vraiment valorisé, de plus, il est occupé par plus d’un demi-million de personnes, dont la plupart sont des femmes et des migrants.
Les aides à domicile n’ont pas les mêmes droits que les autres travailleurs des autres secteurs. Il est donc nécessaire et important d’améliorer le profil de ce secteur et de ses employés.
Sachant qu’en 2023, on estime que 34% des travailleurs domestiques travailleront encore sans contrat. L’invisibilité et la précarité du travail, dans ces cas, deviennent extrêmes. Plusieurs facteurs contribuent à l’insécurité de l’emploi dont souffrent de nombreux soignants. A partir d’un salaire de 400 € pour une journée de travail complète, 24 heures sur 24, sur appel et sans aucune période de repos.
Dans certains cas, il arrive qu’une seule personne prenne en charge les tâches ménagères de toute une famille. Ce type de pratique montre que certains secteurs de la société sous-estiment ce travail.
Il est essentiel de mettre fin à la discrimination dont souffrent les femmes qui travaillent dans ce secteur. Ils sont contraints d’accepter ces conditions en raison de l’absence d’alternatives. Sans tenir compte du fait qu’il s’agit de professionnels en situation de vulnérabilité. En outre, la France a la tâche en suspens d’accorder des allocations de chômage appropriées et efficaces afin qu’ils bénéficient d’une sécurité et d’une protection s’ils sont involontairement au chômage ou s’ils ne disposent pas de revenus suffisants.
Le devoir d’encourager, de motiver, de promouvoir les actions qui favorisent le bien-être de l’aidant.
De nombreux travailleurs domestiques sont enregistrés auprès de la sécurité sociale, mais beaucoup d’autres travaillent au noir.
Malheureusement, on peut dire que ce secteur est l’un des plus négligés. Il y a beaucoup de désinformation, d’invisibilisation et de manque de réglementation de certaines pratiques. Tout cela signifie que de nombreux aidants ignorent leurs droits et obligations, ce qui a un impact direct sur eux.
Bien que le travailde soignant soit essentiel, il est malheureusement sous-évalué.
La tâche en suspens du gouvernement est d’adhérer à la Convention 189 de l’OIT. Cela permettrait de garantir le droit aux allocations de chômage pour les travailleurs domestiques. En effet, les travailleurs domestiques n’ont pas droit au chômage, car ils relèvent d’un régime spécial de sécurité sociale. Les familles paient une contribution qui, bien qu’élevée, ne suffit pas à couvrir les droits de l’aidant à l’allocation de chômage.
Il convient de noter que, petit à petit, ces aidants sont davantage reconnus, étant donné qu’il existe des membres de la famille, des groupes, des associations et des entreprises qui les rendent visibles et promeuvent leur précieux et grand travail. Il est nécessaire et pertinent que ces entités commencent à nouer des alliances, ce qui est l’un des objectifs de l’agenda 2030. Afin de parvenir à la stabilité et à la professionnalisation de ce secteur.
L’invisibilisation des femmes aidantes.
En fonction des besoins de la famille, un accueillant familial peut travailler comme accueillant interne, externe ou le week-end. Il en va de même pour les aidants professionnels du service d’aide à domicile. Et, dans une moindre mesure, les aidants non professionnels. Ils sont impliqués dans un environnement d’invisibilisation.
Dans tous les cas, les activités visent à aider et à répondre aux besoins physiques, psychologiques et/ou sociaux de la personne dépendante à domicile, ainsi qu’à garantir le bien-être de la personne âgée dépendante.
Avoir une attitude positive, empathique, etc. Il est essentiel de faire le travail le mieux possible et de veiller à ce que la personne âgée soit confortable et bien soignée.
Droits des aidants
Pour qu’une relation bonne et durable entre l’employeur et l’employé existe et réponde aux besoins établis, il est essentiel que les deux parties soient conscientes des droits de la relation de travail. Parmi les droits que les travailleurs domestiques devraient avoir, citons :
- Salaire correspondant au Salaire Minimum Interprofessionnel (SMI). Mise à jour jusqu’en septembre 2021.
- Paiements correspondants, avec le droit à 2 paiements supplémentaires.
- Horaires de travail d’un maximum de 40 heures par semaine.
- Période de vacances de 30 jours civils, 15 jours consécutifs.
- Dans le cas des stagiaires féminines, au moins 2 heures de repos par jour.
- Dans le cas des stagiaires féminines, 36 heures de congé consécutives (samedi après-midi ou lundi matin et dimanche toute la journée).
- Dans le cas des stagiaires féminines ; Au moins 10 à 12 heures de repos (sauf pour les stagiaires féminines).
- L’employeur doit activer l’inscription à la sécurité sociale.
- Un contrat doit toujours être établi.