Comment référencer un post ?

La réponse est signalée dans un tweet de affordanceinfo et développée par Martin Fenner dans son blog.

La réponse de Fenner se fait en 3 épisodes. Premier temps : il estime que le format proposé par l’American Psychological Association (APA) est un bon format de départ (nom de l’auteur, date, titre du post, [Weblog post], lien).

Dans un 2è temps, il pense qu’il est justifié de citer le nom du blog après le titre du post et, pour finir, il suggère de se rapprocher du format de référence des articles (nom de l’auteur, titre du post, nom du blog, date, lien).

A côté de ça, dans son « Citing Medicine » (actualisé en 2009), la National Library of Medicine (NLM) fait l’impasse sur la référence d’un post et se contente de celle d’un blog avec un format dont on peut souligner la complexité : nom de l’auteur, nom du blog, [internet], lieu de publication, éditeur, date de publication, [date de citation], lien.

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La collaboration Cochrane botte en touche…

DSC_0207 par Rugby Tres Cantos CC BY http://www.flickr.com/photos/rugbytrescantos/405065706/

…sur l’efficacité des mesures visant à améliorer la maitrise de l’information médicale par les patients.

C’est Evidence Updates qui me signale aujourd’hui la publication dans la livraison « Cochrane » de juin de l’article « Interventions for enhancing consumers’ online health literacy ».

Le site du « Centre de preuve du BMJ » lui accorde la note de 6/7 pour son adéquation à la pratique et 6/7 pour sa nouveauté.

Seulement 2 études ont été retenues par le groupe chargé de la revue systématique.  Conséquence : les auteurs n’ont pu se prononcer sur l’efficacité des mesures,  faute d’essais cliniques contrôlés suffisants.

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L’empowerment selon Dave deBronkart

La sérendipité a du bon. Au détour d’un lien, je viens de rencontrer cette vidéo peu connue (aucune mention dans la version française de delicious et 25 favoris seulement dans la version originale du même delicious).

Ça se passe à Maastricht en avril 2011 à l’occasion d’une conférence TEDx (Technology Entertainment Design). Dave deBronkart fait une présentation lumineuse (imagée et convaincante) de son histoire médicale.

En quelques mots : un cancer du rein révélé par une métastase pulmonaire en 2006. Après bilan complet, sa survie est estimée à quelques semaines. La confirmation du pronostic lui est fournie par l’interrogation des sites médicaux du Web. Son médecin lui conseille d’intégrer une communauté de patients. Des membres de cette communauté lui suggèrent de s’adresser à des services spécialisés, notamment dans les traitements par l’interleukine à forte dose. Cinq ans après Dave deBronkart est toujours là, en pleine forme comme le montre la vidéo.

Tous mes confrères connaissent des histoires voisines de celle-là. Tom Ferguson en a évoqué une dans un article remarqué du British Medical Journal et les exemples médiatisés ne manquent pas (Lance Armstrong, David Servan-Schreiber…).

L’intervention de Dave deBroncart mérite d’être vue et diffusée au plus grand nombre pour deux raisons : son vigoureux plaidoyer en faveur de l’empowerment et l’exceptionnelle maîtrise de sa présentation (discours + choix des images).

A vous de juger !

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Meccano, Ikea et « PubMed pour les nuls »

Great Icosahedron Meccano Model par fedecomite CC BY http://minilien.fr/a0l2e2

Comme outil pédagogique, la copie d’écran ne vaut pas tripette.
Deux raisons à cela : l’évolutivité de ces copies et l’interprétation « perso » des navigateurs.

Aujourd’hui, dès qu’un site Web décide de changer de look, il se croit obligé de changer aussi le « chemin » pour arriver au but (celui qui mène à la page qui renferme l’information recherchée). Les copies d’écran d’un jour ne sont plus les mêmes huit jours après, relooking oblige.

Aujourd’hui, alors que le monopole de Internet Explorer est remis en cause par Firefox  et que Safari semble satisfaire les macintoshiens, chaque navigateur interprète les pages des sites Web à sa façon… Dans Firefox, il n’est pas rare que la page n’ait pas tout à fait la même tête que dans Explorer. Une bonne façon de déstabiliser l’internaute débutant.

Depuis quelques mois, malgré les pressions exercées par mes « commanditaires », j’ai renoncé à mettre des « copies d’écran-mode d’emploi » dans mes rédactionnels. A la réflexion, je crois que c’est faire preuve d’une plus  haute estime pour le sujet (le web) et pour le lecteur (l’internaute).

Naviguer dans un site Web, c’est autre chose que de mettre en marche une machine à laver, monter un meuble en kit ou construire un modèle en Meccano. Nul besoin de mode d’emploi. Un peu de maîtrise des contenus des sites Web suffit. Cela s’acquiert par l’expérience ou par la formation.

Et cette formation ne consiste pas à « montrer le chemin », mais à apprendre comment « trouver le chemin ».
Exemple avec PubMed, l’interface d’interrogation de la banque de données bibliographiques MEDLINE, dont  l’évolutivité est quasi hebdomadaire (voir les changements dans le  NLM Technical Bulletin). A mon avis, montrer aux internautes « comment ça marche » avec des copies d’écran est un mauvais service à leur rendre. Il me semble préférable de leur « raconter » :
-  ce qu’est une banque de données bibliographiques (et pourquoi ça ne s’interroge pas comme Google) ;
- ce qu’est un langage d’indexation (et pourquoi il est préférable de l’utiliser pour interroger la banque de données) ;
- ce qu’est la syntaxe de « PubMed » (et pourquoi il est judicieux de préciser si « french » est une langue de publication, un nom d’auteur ou un mot du titre).

Et toutes ces notions ne sont pas « racontées » avec des copies d’écran. Et après ces mises au point élémentaires, les requêtes peuvent être formulées sans faire référence à des « images » qui, un jour ou l’autre, ne seront plus les mêmes.

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Moyenne section de maternelle

Show and tell par woodleywonderworks CC BY http://minilien.fr/a0l2e1

Faire simple est le mot d’ordre qui m’est donné pour les formations que j’anime.
Mais, je n’ai pas tellement envie de faire simple… Je veux bien faire allégorique ou métaphorique, mais pas simple ni réducteur.

Je m’adresse à des médecins (niveau bac+10 à bac+15) et il faudrait que je leur parle comme à des enfants de 4 ans.
Quand je compare ce qu’il faudrait que je leur dise à ce qu’ils entendent au cours des congrès médicaux, la différence est gigantesque.

Au dernier congrès médical (d’audience internationale) auquel j’ai assisté (fin mai 2011), j’ai entendu des exposés auxquels je n’ai pas tout compris…loin de là. J’ai vu des présentations PowerPoint surchargées, soutenant accompagnant des discours verbeux… à 100 lieux d’une démarche didactique ou même informative.

Et l’on me demande de faire simple…parce que ce n’est pas vraiment de médecine dont je parle, mais de recherche bibliographique en médecine.

Conclusion : je ne fais pas simple, mais aussi pédagogique que je peux et en accord avec le niveau d’instruction des participants.

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PubMed…n’importe comment

Le 17 mars 2011, le NLM Technical Bulletin a signalé la mise à la disposition du public d’une interface pour mobiles (PubMed mobile beta).

Hérésie, car l’interrogation de PubMed dans le métro, dans la rue ou au bistrot du coin relève de la stupidité.

Stupeur, car la requête prise en exemple (les facteurs environnementaux de la sclérose en plaques) est formulée « à la Google » : multiple sclerosis environmental factors.

Résultat : l’automatic term mapping en fait de la « bouillie pour les chats ». L’interprétation de l’équation « à la Google », copiée dans le cadre « search details » figure en tête de ce post.
Le 15 avril 2011, l’équation affiche 1016 références au compteur !

L’équation de recherche « conforme » à l’esprit, au langage et à la syntaxe de PubMed s’écrit : Multiple Sclerosis/ET AND Environment/AE
Elle affiche 25 références…mais laisse de côté les articles non encore indexés (en général, ceux des 3 derniers mois).

Pour les « dénicher », vous devez explorer l’espace « non indexé » (NOT MEDLINE) avec les descripteurs et leurs mots approchés recherchés dans les titres et résumés comme dans l’exemple suivant :
(Multiple Sclerosis/ET OR (multiple sclerosis [tiab] NOT MEDLINE [sb])) AND (environment/AE OR ((environment [tiab] OR environmental impact [tiab] OR environmental [tiab]) NOT MEDLINE [sb]))
Cette équation affiche 101 références dont les plus récentes (non indexées).

La NLM devrait « montrer l’exemple ». Elle ne le fait pas car elle souhaite ratisser le plus large possible. Simple question d’audience !

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PubMed…n’importe où

Tantek looking at a handheld device par adactio Licence CC Paternité

L’application PubMed mobile développée récemment par la National Library of Medicine (NLM) est une hérésie.

Formuler une équation de recherche qui « tienne la route » debout dans l’autobus ou en marchant dans la rue, son mobile à la main est un exercice voué à l’échec.

La banque de données bibliographiques MEDLINE ne s’interroge pas comme Google et ne délivre pas l’adresse du vendeur de pizza du quartier ! Son exploration ne peut se faire sans :
- réflexion (qu’est-ce que je mets dans ma requête) ;
- « technique » (MeSH Database + Limits ou formulation linéaire pour les plus expérimentés) ;
- évolution (car la première équation n’est jamais la meilleure).

La NLM a oublié tout cela…

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La télémédecine « rebuzze »

Wires & cables par fabio_ski.t Licence CC – paternité

On croyait en être débarrassé… Surtout depuis la publication de PLoS sur l’impact (pas très positif) de la e-santé (et de la télémédecine) sur la qualité et la sécurité des soins.

Mais non ! Le lobby de la télémédecine ne désarme pas. La Journée télésanté du Catel (le 31 mars 2011) a été l’occasion de « refaire le coup » du décret du 19 octobre 2010 et de faire du buzz à moindre frais.

A titre d’exemple, entre le 1er et le 15 avril 2011, TIC santé a mis en ligne 4 « épisodes » de la Journée. Il y a notamment un épisode avec les cardiologues (en attente d’une rémunération de leurs prestations de télémédecine) et un autre avec les dermatologues (prêts à s’occuper de la cicatrisation des plaies à distance).

Cerise sur le gâteau : le Consortium européen pour la télésanté commence à démarcher les maires de certaines communes pour « palier aux problèmes de désertification médicale ».

Le dernier chapitre de la saga de la télémédecine n’est pas pour demain.

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« On n’a pas l’cul sorti des ronces »

Rubus Fructicosus par Miluz Licence CC Paternité
Très judicieuse, la remarque de Dominique Dupagne dans Atoute : les « personnalités » qui vont se pencher sur les « conflits d’intérêt » seront celles qui représentent des groupes d’intérêt.
 
En effet, faute d’indemnisation, les personnes qui vont participer activement aux groupes de travail seront forcément celles qui seront rémunérées par un tiers (université, industrie, association…).
 
On n’a pas l’cul sorti des ronces » conclut Dominique Dupagne.
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Contador : suite et (je l’espère) fin

Contador par humbert 15 Licence CC Paternité

« Blanchi » par sa fédération, Alberto Contador est remonté sur son vélo, en attendant le verdict final de l’Union cycliste internationale et de l’Agence mondiale antidopage.

Ce blanchiement a déclenché un déferlement de commentaires suspicieux… la paranoïa habituelle dans ce genre d’affaires où le « tous pourris » est la règle.

La décision de la fédération espagnole est satisfaisante car Contador est probablement innocent (voir argumentaire et).

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