Départ du Tour de France et fin des championnats du monde d’athlétisme : l’occasion est belle de remettre l’ouvrage sur le métier. La presse quotidienne ne s’en est pas privée en signalant que les démêlés du soldat Armstrong prenaient un tour officiel.
Plus discrètement, l’Académie de Médecine a mis en ligne dans la 2 è quinzaine de juin un rapport « sport et dopage ». Au championnat du monde des banalités, l’Académie se classe première. Difficile de faire plus convenu. Quinze pages pour dire : « le dopage c’est tricher et c’est mettre en danger la santé du sportif ». Ce n’est pas avec cette affirmation et les mesures qui vont avec (rien de nouveau depuis la mort de Simpson) qu’on incitera les sportifs à ne plus taper dans la boîte à biscuits.
Tant qu’on n’aura pas pris un peu de recul et fait un rapprochement entre les soins palliatifs et le dopage, on en restera aux discours lénifiants et moralisateurs. C’est juste un peu provocateur, mais terriblement d’actualité.
Drug Free Zone par Iburiedpaul Licence CC BY

« Tant qu’on n’aura pas pris un peu de recul et fait un rapprochement entre les soins palliatifs et le dopage, on en restera aux discours lénifiants et moralisateurs. » Je ne comprends pas, désolé, pourtant j’aimerais bien… Je ne suis pas plus éclairé par vos autres messages sur le dopage, ici ou sur twitter « L’agence antidopage américaine, c’est de la merde ». Me voilà éclairé sur votre ressentiment, mais le raisonnement et votre position, pas du tout, et sur un tel sujet, c’est bien dommage !
A propos de « soins palliatifs et dopage », écoutez ou réécoutez les commentateurs sportifs pendant les étapes de montagne du Tour de France. Vous serez frappé par le nombre de fois où sont prononcés les mots souffrance et douleur.
A propos de l’Agence antidopage américaine, posez vous la question de savoir à quoi servent les contrôles si on met en accusation un coureur cycliste sur des preuves indirectes d’un éventuel dopage (déclaration des équipiers, échanges de mails…).
On a rayé Lance Armstrong des tablettes. Relisez les écrits de l’historien du dopage (JP de Mondenard). Est-ce qu’on a rayé des tablettes tous les sportifs dont il décrit les pratiques dopantes avant le début des contrôles (1963) ?
Dernier point (à mon avis le seul qui compte) . Tout le monde dit : dopage = triche. Et c’est pour cela qu’on sanctionne. C’est une ânerie. Personne n’a pu encore démontrer que les substances dopantes avaient un effet sur la performance en compétition (à mon avis, c’est plutôt un effet néfaste…).
En revanche, il faut dire dopage = problème de santé publique. Et ça change tout.