C’est le dopage qui me fait reprendre le cours de mon blog.
Le dernier billet concernait Alberto Contador, scandaleusement sanctionné. Celui-ci a pour sujet Lance Armstrong, tout aussi scandaleusement menacé de représailles.
L’Agence nord-américaine antidopage engage une procédure contre le coureur cycliste à partir de quelques témoignages et rumeurs. Le contrôle antidopage ne sert à rien puisqu’il suffit que le coéquipier déblatère en racontant : « il en avait plein les naseaux » ou « il était chargé comme une mule » pour qu’une enquête soit diligentée.
Invraisemblable. Armstrong a pissé 500 fois dans les éprouvettes sans preuve flagrante de dopage. La question n’est pas de savoir si Armstrong y a « goûté » (c’est probable), mais d’être surpris de la façon (la délation) dont on essaie de le coincer.
Malgré cela, depuis hier, la presse est pleine d’individus prêts à clouer Armstrong au pilori comme l’ont été en leur temps :
- Katrin Krabe qui avalait du clenbuterol pour courir plus vite sans savoir que ça faisait l’effet contraire ;
- Diego Maradona qui se faisait, par inadvertance, des préparations à base d’éphédrine, non pour marquer des buts, mais pour affiner sa silhouette…
On a tiré sur les gloires passées. On s’apprête maintenant à leur voler leurs médailles.
Au nom de quelles rancoeurs, de quelles frustrations, de quelle parodie de justice ?
Lance Armstrong
par PoweriPics Licence CC BY

