La veille documentaire en médecine (3)

La diffusion sélective de l’information

La diffusion sélective de l’information facilite l’accès aux articles scientifiques les plus récents sur un thème précis.

Trois exemples

PubMed/MEDLINE
Dans l’interface d’interrogation de la banque de données MEDLINE, la veille se fait soit en sollicitant le service My NCBI, soit en accrochant des flux RSS aux équations de recherche.

En réalité, pour la veille bibliographique, My NCBI est largement dépassé par les flux RSS. Il est 10 fois plus facile de gérer 10 flux accrochés à des équations de recherche que de recevoir dans sa BAL les références en rapport avec 10 équations ou d’aller cliquer sur « What’s new » après avoir coché 10 équations de l’espace « saved searches ». Exit My NCBI

Le premier temps consiste à formuler une équation.
Vous avez le choix entre 3 méthodes.

Première méthode : « à la Google » (des mots clés du langage médical courant séparés les uns des autres par un espace).
Avantage : vous « collez » assez bien aux objectifs de la veille.
Inconvénient : vous faites beaucoup de « bruit » (un grand nombre de références sont « hors sujet »).

Deuxième méthode : « classique » (requête en langage MeSH, descripteurs et qualificatifs).
Avantage : grande précision c’est-à-dire le moins de bruit possible.
Inconvénient : vous laissez de côté les articles non indexés (=une partie des plus récents).

Troisième méthode : une combinaison des 2 précédentes.
Vous êtes précis sur la partie indexée et vous explorez correctement la partie non indexée. C’est la veille optimisée. J’appelle ça le « marquage à la culotte ».
Le principe est d’associer une équation classique (qui interroge la partie indexée) et une équation avec des mots du langage médical courant recherchés dans les titres et les résumés, uniquement dans la partie non indexée.

Le 2è temps est celui de l’abonnement au flux.
Clic de souris sur :
– le logo RSS dans la page de résultat ;
– l’intitulé « create RSS feed » dans le cadre qui s’affiche ;
– le logo XML.
Ensuite, la procédure dépend de votre navigateur (Internet Explorer, Firefox ou Safari).

Amedeo
Amedeo est un outil de veille dont la particularité est de ne « veiller » que sur un nombre limité de maladies et de périodiques.
Mais son « utilisabilité » est suffisamment grande pour séduire une clientèle qui ne souhaite pas « se prendre la tête » pour sa veille.

Vous choisissez la maladie qui fera l’objet de votre veille.

Puis vous choisissez les périodiques dans lesquels sera faite la veille.
Des périodiques sont présélectionnés dans la liste qui accompagne chaque maladie. Vous pouvez ne pas en tenir compte et faire votre propre sélection.

Vous remplissez ensuite le formulaire qui vous permettra de recevoir chaque semaine dans votre BAL les références des articles des périodiques que vous avez sélectionnés sur le thème choisi (on est dans du push).

NOTE
Vous pouvez vous contenter de faire du pull sans remplir le questionnaire puisque pour chaque maladie sont affichées les références des articles des 10 dernières semaines (correspondant aux périodiques présélectionnés).

Evidence Updates
Evidence Updates est le bébé du groupe de presse du BMJ et de l’Université McMaster. C’est un service d’alertes composées d’articles scientifiques que vous programmez en fonction de 4 critères :
– le créneau d’âge de la population étudiée ;
– la discipline (spécialité) médicale ;
– le caractère « nouveau » du contenu de l’article ;
– l’adéquation de l’article avec la discipline sélectionnée.

Les articles sont sélectionnés parmi 120 périodiques médicaux.
Des praticiens sont ensuite chargés de noter chaque article (échelle de 4 à 7) en tant qu’article nouveau et en tant qu’article adéquat.

Les références des articles répondant aux 4 critères sont envoyés chaque semaine dans la BAL du destinataire. Les cliniciens qui souhaitent « protéger » leur BAL (et on les comprend) peuvent choisir d’accrocher un flux RSS à leur « alerte ».

Je n’ai pas parlé…mais j’aurai pu le faire :
– des TOCs (les sommaires des périodiques auxquels il est très facile d’accrocher un flux RSS) ;
– du concentrateur HighWire Press qui propose une série d’outils pour faire de la veille ;
– des média sociaux et de 3 en particulier.

  • Twitter, sous réserve d’un choix judicieux des « followings ».
  • Delicious, très performant pour tout ce qui n’est pas strictement médical.
  • CiteULike (social bookmarking des références), efficace mais non adopté par les médecins français..
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One Response to La veille documentaire en médecine (3)

  1. Ha-Vinh dit :

    Merci pour ce triptique,
    Je suis un auteur de blog ayant publié dans des revues en open access d’une part et des revues payantes pour les lecteurs d’autre part. Votre conseil de renforcer la diffusion sur son blog des articles publiés ne vaut hélas que pour les articles publiés en open access. Les articles publiés dans les revues payantes pour les lecteurs ne peuvent pas être diffusés sur nos blogs du fait de la cession de nos droits d’auteurs à la revue (obligatoire). la seule solution de contournement est de mettre sur notre blog la dernière version révisée du manuscrit sous format word à la fin du processus de révision, les grands éditeurs comme Elsevier l’autorisent. Je me permet également de signaler comme outil de veille « google reader » qui inclue « google alert » que vous avez signalé mais « google reader » est plus large car il englobe également la veille sur les sites internet complets (alors que « google alert » ne veille que sur des mots clefs).
    Merci encore pous vos trois billets.
    Bien cordialement.

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