Malentendu sur les « PowerPoint »

Récemment, dans un post, j’ai fait l’apologie de la présentation de Dave de Bronkart au TED de Maastricht. Quelques jours plus tard, j’ai rédigé un tweet sur l’utilisation privilégiée des « fonds noirs » dans les présentations.

Cela m’a valu quelques remarques, au demeurant fort sympathiques, à propos du « prêche » de Dave de Bronkart et des problèmes posés par l’impression des « fonds noirs ».

Tout cela parce que la distinction entre présentation « à voir » et présentation « à lire » n’est pas encore intégrée dans les esprits.

Les présentations « à voir » sont les classiques diaporamas en live qui, depuis l’avènement de l’informatique, ont remplacé les transparents et la projection des diapositives. En médecine, leur principale caractéristique est la médiocrité de leur forme et l’opacité de leur contenu. Sous prétexte de rigueur scientifique ou d’exhaustivité, chaque diapositive est surchargée de texte et sans originalité faute de savoir-faire.

Les présentations « à lire » sont une déviance de celles « à voir ». Elles sont une solution de facilité ou correspondent à une nécessité de communication.

Solution de facilité : les diaporamas à la fois support de présentation en « live » et support de cours. L’enseignant se contente de lire le contenu des diapos ; l’apprenant télécharge ou récupère le diaporama imprimé à la fin du cours. On est proche du degré zéro de la pédagogie : diaporama rempli de données inutiles en « live » et insuffisamment rédigé pour servir de cours. La majorité des « PowerPoint » médicaux qui trainent sur Google sont de ce type !

Nécessité de communication : les diaporamas sous forme de « fiche pratique rédigée » mis en ligne sur le Web. Meilleur exemple : les diaporamas de Dean Giustini (à lire).
A mon avis, et contrairement à ce que je fais d’habitude, ce sont les seuls qui méritent d’être confiés à Slideshare (si possible sous licence CC BY). Exception : les Slidecasts ou les diaporamas abondamment commentés.

Cette distinction « à voir-à lire » explique que :
– je me sois enthousiasmé pour la présentation de Dave de Bronkart qui, même si son discours est un peu excessif, est exemplaire de ce qu’il faut faire en « live » ;
– j’ai trouvé un intérêt aux « fonds noirs » car ils agrémentent un diaporama à voir (…et donc à ne pas imprimer).

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