Brouhaha…Buzz…Les médias sont quasi unanimes. l’iPad va :
-sauver la presse quotidienne (si mal en point à cause du Web) ;
- sauver l’édition (le « e-book » sur iPad dans le métro) ;
- sauver le monde !
Le « village gaulois » qui résiste au délire ambiant est nord-américain.
Dans le New York Times du 17 mai 2010, Virginia Heffernan prédit (si ça continue) « The Death of the Open Web« . L’article est analysé et commenté par Olivier Ertzscheid (« la boutique contre le bazar » dans Affordance).
Pour faire simple :
- l’iPad est un outil refermé sur lui même et réservé au fan-club d’Apple et de ses applications ; on est loin, très loin de la philosophie du Web 1.0 (je cherche et je crée des liens) et du Web 2.0 (je partage et je collabore) ;
- conséquence : l’iPad remporte un succès auprès de ceux qui sont plus proches de l’esprit « informatique personnelle » que de l’esprit « Web communautaire ».
Apple a développé (avec brio) un système qui s’appuie sur « presque tout se paie » (iPad = I paid rappelle Ertzscheid) alors que le modèle Web 2.0 repose sur « je dispose librement de l’indispensable et je paie le superflu ». Exemples : PbWorks (wiki), WizFolio (gestionnaire bibliographique) ou Office Web Apps (bureautique en ligne).
