Comment établir la liste de références (improprement appelée bibliographie) d’une thèse de médecine ?

image référencer une thèseÇa ne s’invente pas, mais ça n’intéresse personne et vous ne trouverez nulle part un mode d’emploi.
C’est pourtant simple. Il suffit de demander de l’aide aux bibliothécaires de votre B.U. (quand vous ne savez pas quelle base interroger), aux confrères qui publient (remontée des filières) ou à ceux qui partagent (social bookmarking) et aux outils de gestion des références (du type EndNote ou Zotero).

Tout cela est développé dans un slidedoc de 50 pages à télécharger sur votre smartphone et à consulter dans le métro ou dans une file d’attente de la Poste.
Tout cela n’a qu’un seul but : éviter l’extrême médiocrité des listes de références telle qu’elle ressort d’une analyse des thèses récentes accessibles en ligne.

Quelles sources ?
Une analyse rapide des thèses de médecins soutenues en 2013 à l’université Paris Descartes et accessibles en ligne montre que 80% des sujets de thèse sont compatibles avec une interrogation prioritaire de la banque de données PubMed.
Qu’en est-il des 20% restant ? Ce sont les bibliothécaires de votre B.U. qui ont la réponse. N’hésitez pas à les solliciter.

Quelles sources complémentaires ?
Les praticiens sont votre principale source d’informations complémentaires. Ce n’est pas une donnée classique, mais en 2014, c’est une réalité. Les médecins doivent se faire à l’idée que leur information ne se trouve plus dans les médias classiques, mais dans les réseaux sociaux.

Pour le thésard, c’est :
– la remontée des filières bibliographiques (l’analyse des « références des références »);
– le social bookmarking avec le repérage des praticiens qui ont stocké des références sur le même sujet que celui de votre thèse.

On peut ainsi évacuer la question : faut-il interroger plusieurs banques de données ?
Si vous avez déjà interrogé PubMed (80% des cas), l’interrogation de Embase ou de Web of Science ne vous apportera pas rien de plus que ce que vous fournira la remontée des filières et le social bookmarking. Surtout, elle vous fera perdre un temps considérable, celui passé à vous acclimater au langage et à la syntaxe de ces outils de recherche.
A la rigueur, en plus de PubMed, vous pouvez solliciter une source facile à explorer comme Google Scholar ou le catalogue du Sudoc.
Si votre source principale n’est pas PubMed, laissez la bibliothécaire de votre B.U. vous guider.

Le gestionnaire de références est-il indispensable ?
Oui. A moins que vous ayez des talents exceptionnels de copiste, vous allez faire des erreurs dans le recopiage des références (dans la ponctuation, le nom des auteurs…).
Si vous maitrisez déjà un gestionnaire de références, n’en changez pas ! Dans le cas contraire, vous pouvez jeter votre dévolu sur un outil comme Zotero, le plus simple si (et seulement si)  vous vous contentez de placer les appels de référence (au bon endroit) et de rédiger la liste (dans le bon style)… sans entrer dans les détails des fonctionnalités de la bibliothèque (une gigantesque usine à gaz).

 

 

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