L’arrivée de l’ogre Archimedox (avec ses 60 millions de liens au compteur !) sur le marché des outils de recherche en médecine m’a incité à le comparer au Petit Poucet CISMeF (avec 100 000 documents seulement dans sa musette).
La comparaison s’est déroulée le 8 mai 2013 sur le thème de la gonarthrose.
Paradoxalement, CISMeF a affiché 119 documents quand Archimedox s’est contenté d’en afficher 46. Mais, parmi les 119 documents de CISMeF, il y en a 76 qui proviennent de l’HAS et ce sont essentiellement des évaluations techniques et des rapports de la Commision de transparence.
Les documents proposés par les 2 outils de recherche (sur le thème de la gonarthrose) sont rassemblés dans le tableau suivant.
Premier constat :
CISMeF et Archimedox « piochent » sensiblement dans le même sac de billes (le même espace documentaire). La comparaison des deux outils de recherche est donc parfaitement justifiée.
Deuxième constat : l’accès.
Il est libre et gratuit pour CISMeF, contrôlé (RPPS) et payant pour Archimedox.
Protectionnisme et corporatisme vont bien ensemble, mais à l’heure du Web 2.0, c’est bien ringard. Cela étant, bien que n’ayant pas de RPPS, Archimedox m’a laissé entrer chez lui. Dont acte.
Pour le caractère payant du service, je vais simplement citer un tweet récent (6 mai 2013) d’André Gunthert : « Berners Lee, scientifique, invente le Web à l’œil. Lescure, biznessman, bannit la culture gratuite » #cherchezlerreur http://bit.ly/12IDj1u
Dernier constat : l’adéquation et le bruit
Il fallait s’y attendre : l’indexation par des individus cortiqués (CISMeF) a du bon alors que les robots d’Archimedox sont parfois victimes de « cruelles » défaillances.
Trois exemples :
- aucune des 5 « recommandations pour la pratique » de la Hautes Autorité de santé n’a pour thème la gonarthrose;
- le document des ECN sur l’arthrose est affiché 4 fois dans la même catégorie (cours) ;
- dans la colonne de gauche sont listées les pathologies associées à la gonarthrose ; dans la liste : l’ostéochondrite syphilitique congénitale et la torsion de testicule.
Le résultat de la comparaison n’est pas celui auquel on pouvait s’attendre : le petit poucet a mangé l’ogre.
Image : Kindlifresserbrunnen par janetmck Licence CC BY
La National Library of Medicine marche sur la tête.



